Whatever! : l'interview

Publiée le : 01/01/2019

Voilà 3 garçons qui ont dû avoir du Strokes et du Libertines dans le biberon étant bébés ! Whatever!, c’est avant tout des mélodies qui vous restent en tête une bonne partie de la journée. C’est aussi de la pop enrobée de fulgurances garage et une envie folle de vous faire passer un bon moment en leur compagnie ! Rencontre !

Ce qui frappe d’emblée dans vos morceaux, c’est le sens de la mélodie ! Est-ce la première chose que vous recherchez quand vous créez un nouveau morceau ?

Ah, c’est cool de savoir que c’est ce qui se ressent avant tout à l’écoute de nos sons ! Une grande part de notre travail de création consiste effectivement à bosser dur pour trouver un truc vraiment accrocheur. C’est la base de toute nouvelle compo : quelque chose plein d’énergie, qui te chope dès la première écoute et qui t’embarque tout de suite, sans pour autant tomber dans la facilité. On essaie toujours de faire quelque chose qui soit vraiment créatif.

Vous avez sorti récemment un Split EP (« Hello, are you real ? » -62TV/PIAS) que vous partagez avec l’artiste canadien Aron D’Alesio. Pourquoi un split EP et pourquoi avec cet artiste en particulier ?

C’est un choix commun avec notre label, 62TV Records. Quand est venu le moment de décider d’un format pour une première sortie avec eux, l’idée du split est un plan qui est venu de leur côté, et qui faisait sens pour pas mal de raisons.
En tant qu’artiste émergent, il aurait été peut-être fort ambitieux de commencer tout de suite par vouloir sortir un album complet. Quand tu cherches à te faire découvrir par les programmateurs et les médias, quelques morceaux suffisent. Du coup, quand tu sors un truc physique sur vinyle comme on voulait le faire, c’était d’autant plus intéressant de pouvoir partager le disque avec un autre artiste en face B. C’est faire d’une pierre deux coups : il reste de la place pour faire profiter de la sortie du disque à un autre projet, et c’est « donnant-donnant ». C’est aussi l’occasion de faire une chouette collaboration avec un artiste qu’on aime beaucoup ; quand tu sors le disque, on en parle deux fois plus, on profite mutuellement de la promo, et c’est aussi plus intéressant économiquement pour le label : tu as deux sorties en une, pour un seul support.
Quant au choix de faire ça avec Aron, ça s’est fait après l’avoir rencontré au Botanique alors qu’on faisait le support du groupe dans lequel il joue quand il n’est pas en solo, Young Rival. On s’est bien entendu ce soir-là, et vu qu’ils sont signés chez 62TV comme nous, alors qu’on cherchait un chouette artiste avec qui partager ce split, c’est justement à ce moment-là que notre label nous a dit qu’Aron sortait aussi un disque solo, et que ça serait un cool match de faire ça ensemble. L’idée nous a de suite emballée…

Vous êtes situés à La Roche-en-Ardenne, au Nord de la Province, comment ça se passe là-bas pour les concerts ? Vous arrivez facilement à trouver des dates ?

Bien que l'on soit maintenant un peu éparpillés, tous les trois, entre Bruxelles, Liège, et Rochefort, notre lieu de répète chaque weekend reste effectivement toujours à La Roche, c’est de là qu’on vient, c’est le cœur de notre identité et de notre image. Après, c’est vrai que si on était restés uniquement dans le coin, ça aurait été une galère pour développer réellement notre actu live. Bien que quelques événements et lieux de concerts existent, et que c’est déjà très cool de voir des belles initiatives naître récemment, comme « lampli.be », ou les quelques tremplins et festivals du coin, tu as quand même vite fait le tour des lieux où jouer.
Pour le coup, en ce qui nous concerne, on a toujours été relativement chanceux, même dans la région, on est souvent venus vers nous naturellement pour nous proposer des dates au fil du temps. Mais il y a un moment où ça ne suffisait quand même plus vraiment, et c’est là que le fait de s’être retrouvés disséminés un peu partout dans le pays a permis de se faire tout doucement une petite place au sein de la scène garage et indé dans les plus grandes ville comme Bruxelles, Liège ou même en Flandre. A force de sortir et de voir du monde, on se fait progressivement des contacts au-delà de notre région natale et c’est comme ça qu’on a pu s’étendre et jouer plus loin que simplement dans notre coin. Puis maintenant notre label nous aide aussi, et on a un petit coup de main supplémentaire du fait de s’être récemment retrouvés sur le catalogue de Nada Booking, une agence de booking de concerts située à Bruxelles.

Le groupe a été créé en 2012 ; votre meilleur souvenir de concert jusqu’à présent ?

Plutôt qu’un seul souvenir marquant en particulier, nos meilleurs moments sont davantage composés de plusieurs belles opportunités qu’on a eu la chance d’avoir. Dernièrement, pour la sortie de notre disque, on a eu l’occasion de faire une série de dates au printemps dernier avec un autre projet de 62TV, un trio garage catalan, Mujeres. Le fait d’avoir pu progressivement faire connaissance (autour de quelques bières) avec eux au fil des jours et le fait de jouer ensemble un peu partout, ça reste un très cool moment. Les occasions où l’on a pu se produire un peu plus loin de la maison, comme à Paris où aux Leffingeleuren à Middelkerke sont aussi de bons souvenirs.

Que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui débute ?

Une belle actu, des clips, un chouette agenda live pour l’été, un maximum de festivals, et pourquoi pas s’exporter un peu plus à l’international pour une petite tournée, en France ou en Espagne… Puis, qui sait, peut-être s’organiser un match retour avec les Mujeres sur leur territoire! On ne tardera pas à rebosser sur de nouveaux titres pour une nouvelle sortie aussi, et espérons-le, sortir plus tard un premier LP, où tu auras du Whatever! En face A, comme en face B !

Propos recueillis par Romuald Collard.