Triplay : l'interview

Publiée le : 01/07/2021

C’est un peu la surprise de ce début d’été !  Ce groupe, personne ne l’avait vraiment vu venir… sauf peut-être Saule, ami de longue date, et producteur de l’EP qui sort aujourd’hui !  Le grand Baptiste avait probablement décelé chez ces garçons une joie de vivre et de faire de la musique ensemble qui casse un peu les codes du business actuel !  Ah oui… ils s’appellent Triplay… et ils sont 4 !  Mais ça, ils vous expliquent pourquoi dans l’interview ci-dessous !  Rencontre !

Dans le reportage de TV Lux, on vous présente comme un groupe « bon enfant » ; ça vous convient comme définition ?  Ça n’est pas un peu réducteur ?

L’essence même de Triplay est de communiquer et de partager la joie de vivre avec le public. Pour nous, un concert réussi n’est pas nécessairement synonyme d’une prestation sans fausses notes… heureusement (rires). Ce qui nous anime et nous motive, c’est le sourire qu’on peut lire sur les visages des spectateurs, le fait de les voir chanter les chansons et nous rejoindre sur scène pour danser et s’amuser.
Le terme « bon enfant » utilisé par TV Lux nous convient parfaitement ! D’autres l’ont d’ailleurs utilisé très récemment pour décrire les 6 chansons de notre premier EP : « Cherchez l’erreur ».
La définition de « bon enfant » est la suivante : qui est facile à vivre, accommodant, sans façon.
Nous préférons de loin une écriture simple et des mélodies faciles à retenir plutôt que des structures techniquement et musicalement complexes. Nos chansons parlent du quotidien de tout un chacun, raison pour laquelle tout le monde s’y retrouve de près ou de loin…

 On dit souvent qu’en musique, 3, c’est le chiffre magique ; vous confirmez ?

Le chiffre 3 a effectivement quelque chose de magique. Tout est facile à organiser et tout est très fluide. Comme, au bout du compte, les jumeaux ne comptent que pour un (rires), on a opté pour le rajout d’un cajón afin d’avoir une meilleure assise rythmique et soulager Cédric qui ressemblait à Rémy Bricka en faisant la grosse caisse en plus du violon, de la guitare et du chant (rires). Nous avons donc récemment accueilli Eddy Didrige, ancien batteur des Chamalow.

 Un EP 6 titres va sortir dans les prochains jours, produit par Saule, qui est un ami.  C’est comment de travailler avec Saule ?

Tout d’abord, c’est à Saule que nous devons cet EP puisque nous n’avions jamais pensé et imaginé composer nos propres chansons. Encore merci à lui et petit clin d’œil amical pour cela.
Travailler avec Saule, c’est assez facile en fait : tout est fait avec beaucoup de simplicité, de la joie, de la bonne humeur et de l’humour! Mais nous sommes conscients de la chance que nous avons de travailler avec un Grand Monsieur de la chanson française. C’est un peu ce que doivent ressentir les candidats de The Voice lorsqu’ils bénéficient tout-à-coup d’un coaching sur mesure avec des artistes talentueux alors même qu’ils chantaient encore sous leur douche quelques jours avant… Tout prend une autre dimension et tout s’accélère…
Saule nous a laissé beaucoup d’autonomie dans le processus de création et d’écriture. Il venait nous écouter pour nous donner quelques conseils et suggestions mais il insistait pour que nous allions le plus loin possible dans l’exercice de nos propres compositions. On a bien sué mais on y est arrivé !
Lorsque nous nous sommes retrouvés dans son studio pour l’enregistrement, Saule savait exactement où il voulait aller avec cet EP : conserver l’aspect « bon enfant » de Triplay et ce jeu « live acoustique » tout en proposant quelques arrangements qui ont littéralement modifié la sonorité de nos titres. Des ajouts de claviers, de cordes, des idées comme le fond de « Western » sur le titre « Tout le Monde s’en fout ».

 « On s’en fout », justement, premier extrait de cet EP, passe pas mal en radio ; vous avez surpris de l’engouement des gens par rapport à ce titre ?

Absolument, ce fut incroyable ! Sam Tabart (Métropole Radio) nous a informés 15 minutes avant notre premier passage en radio. Nous étions comme des gamins qui reçoivent un cadeau auquel ils ne s’attendaient pas du tout ! On vous garantit qu’on a fêté cela dignement… surtout Carlo (rires) ! Ce qui est génial est que beaucoup de gens ne savaient pas qui se cachait derrière ce titre et nous entendions des commentaires positifs de toutes parts. C’est donc une excellente façon de faire connaître un groupe finalement…
Ce passage en radio fut le second élément déclencheur… En effet, on s’est dit qu’il fallait absolument sortir un clip pour l’occasion. Nous avons tout organisé en deux jours de temps et nous remercions très chaleureusement toutes les personnes qui ont accepté de jouer le jeu (réalisatrice, vidéastes, figurants, …). Nous sommes ravis du résultat final ! (voir ci-dessous). Notre CD est également disponible chez « O’chalet » à Virton ou sur commande via Facebook. La photo de la pochette a été réalisée par Softness/Louise Sottiaux.

 Vous partez sur une île déserte et vous pouvez emmener chacun 1 album ; lesquels prenez-vous ?

Carlo Ughi : « Rappels », de Téléphone
Cedric Sottiaux : « Unplugged », de Nirvana (petit clin d’œil par rapport à la philosophie de cet EP)
Eddy Didrige : « The Wall », de Pink Floyd
Fabio Ughi : « Brothers in arms », de Dire Straits

Propos recueillis par Romuald Collard.
Photo : Christophe Martin