Tom Franck : l'interview

Publiée le : 03/10/2022

Sélectionné pour faire partie du concours circuit (« tremplin des musiques alternatives et sonorités nouvelles pour dénicher les talents de demain » !), Tom Franck n’en garde pas moins la tête froide.  Il compte profiter de l’instant et tout ce qui arrivera ensuite sera du bonus !  C’est tout ce qu’on souhaite à ce passionné de musique !

Tom… peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Tom Franck, professeur de géographie et de sciences sociales à Virton mais également producteur de musique en tant que passionné. J’ai joué dans de nombreux groupes en tant que bassiste et maintenant j’ai pris mon envol afin de créer exactement ce que je veux comme musique dans la musique électronique.

Tu viens d’être sélectionné pour faire partie du concours circuit, « tremplin des musiques alternatives et sonorités nouvelles pour dénicher les talents de demain » ; ça te fait quoi ?

C’est clairement cool ! Maintenant, quand je regarde les groupes sélectionnés, je vois qu’il y a pas mal de musiciens professionnels qui ont fait le conservatoire et donc, être pris en tant que musicien amateur, même si ça fait 20 ans que je produis de la musique, c’est un honneur. On verra où cela peut mener car ce concours est fort connu et j’espère pouvoir en profiter afin de donner des concerts et prendre du plaisir.

On sait que les artistes dits électro aiment bien mélanger un peu tous les styles, c’est ton cas également ?

Je viens du métal et du punk donc, forcément, j’ai été influencé par ces styles-là mais, à l’heure actuelle, je trouve la musique électronique plus créative dans ma recherche personnelle. Je vois plutôt cette musique comme de la sculpture. On part d’un son et on arrive à le transformer, à le modeler… On ajoute des effets…  Cette musique est plus une recherche spirituelle et inventive pour moi-même que dans la musique plutôt acoustique. C’est une part de moi, de mon histoire, de mes sentiments ou de mes émotions… j’ai un besoin de créer cette musique pour être heureux.

« First elevation », ton premier album est sorti en 2018 ; avec du recul, est-ce qu’il correspond toujours à la personne que tu es aujourd’hui ?

Il fera toujours parti de moi. C’est un album dont je suis fier. Maintenant, il y a énormément de défauts dedans. Cela m’a permis de mettre mes bases, de sortir une œuvre pour ma part. En tant que musicien, sortir un album solo, c’est un aboutissement. Un premier aboutissement car la musique n’a pas de limite.

Les 3 albums que tu emporterais sur une île déserte ?

Modeselektor : « Happy Birthday », groupe qui m’a donné l’envie de faire de la musique électronique
Sega Bodega : « Salvador », pour me toucher autant dans ses sons et dans son ambiance
Stray From The Path : « Only death is real », simplement parce que ça bute.

Propos recueillis par Romuald Collard.