The Straps : l'interview

Publiée le : 01/03/2021

25 ans de carrière et toujours cette envie folle de mélanger leur côté bluegrass à leurs racines locales !  The Straps, c’est la fête, la bonne ambiance mais aussi un professionnalisme de tous les instants.  Et puis, 25 ans, ça valait bien une petite rencontre pour faire le point, non ?

Le groupe a fêté ses 25 ans l’an dernier ; votre parcours résumé en seulement 3 mots ?

Amitié, authenticité et simplicité !

Si vous deviez nous citer 3 moments-clés dans votre carrière, ce serait lesquels ?

Le concert de sortie en 2003 d’« Appalaches », notre premier CD à la ferme Roiseux d’Hamawé (commune de Virton) : 600 personnes ont assisté à ce concert !  Nous ne nous attendions évidemment pas à un tel succès.  Cela a débouché sur la création du Hamawe Roots Festival (annuel au week-end de Pentecôte) par l’ASBL Musique Acoustique de Virton, dont 4 membres du groupe font partie ; les Straps clôturent traditionnellement le festival en étrennant le programme qui les accompagnera tout au long de l’année.
La « prestation éclair » dans un festival à Langesund (sud de la Norvège) : l’un des membres du groupe prenait l’avion pour la première fois...
La rencontre avec la célèbre mandoliniste américaine Sierra Hull.  Elle a invité le groupe sur scène pour l’accompagner dans l’interprétation a capella d’un traditionnel bluegrass-gospel.

Les harmonies vocales ont beaucoup d’importance chez les Straps ; concrètement, ça se passe comment au niveau de la mise en place ?

Effectivement, nous sommes passionnés de chants polyphoniques. La préparation est basée inévitablement sur une écoute attentive, puis, si le morceau est plus difficile, un déchiffrage pas à pas s’impose, souvent à l’aide d’un clavier.  En général, les voix du bluegrass sont assez simples et viennent naturellement avec l’habitude : fondamentale, tierce, quinte ; nous pouvons donc parfois les improviser.  Pour le gospel, c’est tout autre chose… : nous avons dernièrement repris des morceaux harmonisés par le Gaither Vocal Band et cela nous a pris au moins 4 séances de répétition pour les déchiffrer.

On a un peu l’impression, avec vous que, plus on est, plus on s’amuse ; vous pourriez encore ajouter des musiciens au projet ou pensez-vous avoir, aujourd’hui, la bonne formule ?

La formule actuelle est top et nous suffit : plusieurs d’entre nous sont multi-instrumentistes. Seul bémol, impossible de faire jouer ensemble le banjo et le violon car c’est la même personne qui joue les deux !  Mais leur alternance tout au long du programme n’est pas du tout gênante.

En live, avez-vous un morceau qui fonctionne à tous les coups et, à votre avis, pourquoi ?

« Ticket to ride », des Beatles !  Nous en avons fait un arrangement très rythmique en style bluegrass.  Ça fonctionne car les gens connaissent bien le morceau et apprécient la dynamique et l’originalité que nous lui avons induites.
Ajoutons aussi « Dusty Man », du chanteur belge Saule : l’arrangement bluegrass-gospel que nous lui avons appliqué est tout à fait original.  Malheureusement, il n’a encore jamais eu l’occasion de l’entendre...

Propos recueillis par Romuald Collard.