Sugar, salt & pili pili : l'interview

Publiée le : 01/04/2021

Ne cherchez pas ailleurs, voici le groupe le plus éclectique de toute la province de Luxembourg !  Et ce n’est rien de le dire !  Mélangeant tous les styles qui leur passent entre les doigts, ces 5 (excellents) musiciens ne pourront jamais être mis dans une case ; ils y seraient bien trop serrés !  Rencontre avec ce groupe au nom bizarre mais ô combien sympathique !

Alors, bien évidemment, vous n’allez pas échapper à la question : « Mais d’où vient ce nom complètement fou ? »…

Au départ, ce sont les initiales de nos prénoms. Après le départ d’un musicien, nous avons conservé ce nom qui sonne bien. « Sugar, salt, and pili pili » signifie que nous nous intéressons à des styles et des sonorités variés : du tango argentin, au traditionnel serbe ou irlandais en passant par le folk américain, la chanson française, les rythmes latino ou africains.
Notre répertoire est aussi construit pour s’adresser à une large audience. Lors des concerts, le public apprécie cette variété que nous interprétons dans cinq langues différentes.

 Comment fait-on, avec autant de personnalités et de styles différents, pour conserver une unité dans les morceaux que vous composez ?

En premier lieu, nous sommes en groupe pour le plaisir de jouer ensemble. Nous avons une bonne entente entre nous et nous sommes capables d’exprimer nos idées dans le respect de chacun. Nos choix sont guidés par les harmonies, la rythmique et la faisabilité technique. Ce que nous proposons doit être agréable à l’oreille pour le public et apprécié par les membres du groupe. A travailler de cette manière, nous constatons que nous continuons à progresser. D’un point de vue plus technique il est évident que nous continuons à nous former sur nos instruments respectifs. Le travail est la base indispensable pour évoluer.

 Si vous pouviez collaborer avec un artiste international (commun à vous tous) ; qui serait-il ?

Un choix pas facile tant il y a de supers talents… mais pourquoi pas Bernard Lavilliers pour la chanson française et les rythmes latinos, Youssou N’dour pour le groove africain et Mark Knopfler pour les sonorités celtiques.

 Quelles ambitions à un groupe comme le vôtre ?  Vous avez des rêves de gloire ?

Nous avons le souhait de faire de la bonne musique pour le public qui nous écoute, susciter de l’émotion dans nos interprétations. C’est là que se trouve la gloire, dans ces moments où nous avons le sentiment que ce que nous proposons a touché le cœur des gens.
Il nous semble aussi important de développer notre promotion dans le but de faire connaître ce que nous proposons.
Créer notre propre musique est une ambition, nous y travaillons. Nous pensons pouvoir proposer quelques réalisations de morceaux dans un avenir proche. En espérant pouvoir sortir de cette crise sanitaire qui pénalise lourdement le secteur culturel.

 Quel est l’endroit le plus improbable dans lequel vous ayez joué ?

Nous avons eu l’occasion d’être invité pour un festival de musique dans le quartier du vieux port, sur la « Sint Paulusplaats » à  Anvers. Nous participons également, depuis quelques années, à un festival de musique à Tournai ou nous devons réaliser 3 prestations en des lieux différents pendant la même soirée !

Propos recueillis par Romuald Collard