Panꓘart : l'interview

Publiée le : 01/08/2019

Prenez des musiciens de groupes régionaux de la Province, ajoutez-y une pincée d’humour et pas mal d’énergie, secouez bien fort… et vous obtenez Panꓘart, ovni musical prêt à vous en mettre plein les oreilles ! Rencontre avec ce groupe aussi atypique que sympathique… mais qui a aussi des choses à dire !

Alors… Panꓘart, all-star band de la province ou nouveau groupe à l’identité bien établie ?
All-star band… hum, le terme est sexy, mais franchement « too much » (rires). Si on tourne en effet toujours avec Cré Tonnerre, DS, Overmars, T-Lephone Export, Môtch et DabaH, nous travaillons toutefois vraiment à construire une identité bien à nous. Panꓘart n’en est encore qu’à son 3ème concert, mais c’est marrant de constater que la plupart des gens qui sont venus nous voir nous disent déjà que ça fait longtemps qu’ils n’ont plus entendu de la mandoline, des flûtes, de l’accordéon, une batterie et des guitares électriques se marier avec autant de fougue et d’énergie. Bref, le rock celtique n’est pas mort !

Est-ce que vous considérez Panꓘart comme un groupe « engagé » ?
Absolument ! On ressentait tous le besoin de faire la fête en musique, mais on avait surtout une commune envie de dire des choses. Il y a une telle urgence écologique aujourd’hui, un si grand impératif social, qu’on ne pouvait pas se contenter de simplement juxtaposer des mots sur notre musique. C’est un cri qu’il nous fallait lancer. Revendiquer et dénoncer des choses qui, quand elles ne tournent pas rond, tournent en rond… Faut pas tomber dans le panneau. Jamais ! C’est une réelle exigence humaine.

Sur les photos prises lors de vos concerts, on voit un groupe sérieux mais heureux d’être là tous ensemble ; le live, c’est important pour vous ?
Une apothéose ! La petite mort ! C’est tellement jouissif…C’est le seul moment où on communie vraiment avec le public. Et puis c’est le fruit de mois de travail et de longues répètes où enfin on va savoir si Panꓘart a bien touché sa cible. Parce que le public ne ment pas ! Il te renvoie toujours ce que tu donnes sur scène. Parfois, y en a même qui nous apportent des bières et ça, on aime vraiment bien aussi…

En concert, est-ce que vous laissez de la place pour l’improvisation ?
Ah mais que serait un set sans les aléas de la technique, sans trous de mémoire, sans cordes qui pètent au mauvais moment (et une corde, ça pète toujours au mauvais moment !). C’est ça le rock ! Et c’est dans ces moments-là que tu comptes sur tes potes musicos pour te sauver la mise. C’est d’ailleurs aussi à ces mêmes moments que ton pote (qui te sauve donc la vie) part dans une folle impro et que t’arrive plus à l’arrêter ! Ceci dit, nos sets sont quand même plutôt bien huilés et bien calés…

Comment vont se passer les prochains mois pour le groupe ? Concerts, festivals, enregistrement, … ?
Pour l’instant, l’été de Panꓘart se passe sur la scène : le 25/08 aux Apéros du Parc à Bastogne, le 06/09 à l’Europacamp à St Hubert, le 15/09 à la Fiesta Lupulus à Courtil, le 20/09 au Nuts à Bastogne, … ensuite, c’est aux programmateurs de concerts et de festivals de jouer. M’sieurs-Dames, c’est quand vous voulez ! On prévoit aussi d’entrer en studio incessamment, histoire de donner - humblement - à notre univers une suite un peu plus durable…

Propos recueillis par Romuald Collard.