Mr Wilson : l'interview

Publiée le : 01/07/2022

Vous en connaissez beaucoup, vous, des cover-bands franchement rock… qui reprennent Brel, Dave ou encore Gotainer ?  Et bien, Monsieur Wilson, lui, fait ça !  Autre particularité, le groupe a un registre 100% francophone, ce qui en fait une entité finalement bien différente des autres.  Rencontre !

Qu’est-ce qui différencie Monsieur Wilson des autres groupes de covers de la région ?

La première particularité de Monsieur Wilson est de proposer un répertoire 100 % francophone, à la sauce rock. Nous ne sommes bien sûr pas les seuls à proposer cela dans la région, mais nous essayons de nous différencier en mêlant des titres incontournables du rock français et d’autres chansons plus populaires que nous revisitons avec beaucoup de plaisir comme Gainsbourg, Dave, Lio, Fernandel,… Derrière tout ça, notre principal objectif est d’amener de la bonne humeur et du bon son – avec un chanteur qui sait mettre en valeur notre répertoire. Ce n’est déjà pas mal, non ? (rires)

 Comment se passe le choix des morceaux ?  Chacun peut-il amener son titre fétiche et, ensuite, on vote ?

Oui, on vient tous d’univers assez différents, et c’est sans doute ce qui fait la richesse de l’ensemble. On se retrouve une ou deux fois par an, sans instruments, pour discuter des futurs titres à reprendre. Chacun arrive avec des propositions et on établit une liste restreinte… Le droit de veto est parfois utilisé par l’un ou l’autre (rires), mais le choix est vaste et on arrive toujours à trouver un terrain d’entente. La ligne de conduite est toujours la même : garder ce savant mélange entre reprises de morceaux bien rock, et pas toujours simples à jouer, et d’autres titres que tout le monde connaît et que nous veillons à adapter à notre sauce.

Quel est le morceau le plus compliqué à jouer et pourquoi ?

Chaque membre du groupe aura sans doute une réponse différente à cette question… Pour l’heure, c’est sans doute « Le Mambo du décalco » de Richard Gotainer qui nous donne le plus de fil à retordre. Surtout en raison de sa structure un peu complexe. Mais d’ici quelques répétitions, il sera dans la boîte et nous pourrons nous lancer un nouveau défi.

Quel est le morceau le plus « improbable » de votre setlist ?

Il faudrait demander l’avis du public… Peut-être « Au suivant » de Brel, qui n’a musicalement plus grand-chose à voir avec l’original, même s’il s’agit de rendre hommage au texte et à son interprète. Dans un autre registre, il nous arrive aussi de reprendre « Le Bagad de Lann-Bihoué » de Souchon accompagné d’une cornemuse. Ça fout les poils.

Une anecdote ou un truc drôle qui vous soit arrivé en concert ?

Un vendredi soir dans le tout petit village de Hompré (Vaux-sur-Sûre) pour un concert de Noël, en 2018… En arrivant sur place, on se demandait où on était tombé. La scène était si petite qu’on n’arrivait pas à bouger d’un centimètre. Mais au final, le public était tellement chaud que l’organisateur a demandé qu’on rejoue une deuxième fois le set… Une ambiance de fou. Cela dit, pas plus tard que ce 19 juin 2022, lors des fêtes de la musique à Neufchâteau, on a aussi prolongé le set d’une heure… C’est plutôt bon signe, non ?

Propos recueillis par Romuald Collard.