Monte le son : Hélène Hartman

Publiée le : 10/10/2022

Avec l'appel « Monte le son », l’objectif  de la Province de Luxembourg est de soutenir la création et la diffusion des musiques amplifiées en permettant aux lauréats d’enregistrer deux morceaux en studio ou de réaliser un clip vidéo. Aujourd’hui, on « monte le son » pour Hélène Hartman qui nous présente deux nouvelles compositions !

Après avoir tourné la page avec votre premier groupe The Head, vous avez décidé de vous lancer sous votre nom dans un projet qui n’est plus vraiment solo puisque 3 musiciens se sont lancés dans l’aventure avec vous. C’est bien cela ?

 C'est bien cela, The Head était un projet que nous avions monté en duo avec Adrien Laffineur... Quelques années après, nous avons eu envie de changement, de s'entourer de nouveaux musiciens et d'avoir la possibilité d'être libres quant à la formule que nous pourrions proposer : duo, trio, quatuor... C'est comme cela que l'idée de tourner sous mon nom est apparue. Je fais office de tête de groupe, et nous aménageons le nombre de musiciens à notre guise et en fonction des demandes de concerts que nous recevons. Nous sommes alors plus à même d'assurer un show sur une grosse scène avec un full band, un petit duo acoustique dans un café, ou même un show solo au besoin.
Depuis, Adrien a quitté le groupe, mais nous gardons toujours cette dynamique de travail.

Vous n’hésitez pas à vous engager dans vos textes. Avec la chanson « Je te promets », vous abordez en duo avec Laurent Poos, le sujet difficile des violences faites à l’égard des femmes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Si nous sommes un minimum écoutés à notre petite échelle, je pense qu'il faut saisir cette chance et faire passer des messages forts, dénoncer ou se mettre à la place des personnes qui n'ont pas ou n'ont malheureusement plus l'occasion d'en parler. Laurent a la capacité d'écrire des textes profonds mais à la fois faciles à comprendre afin qu'ils touchent un maximum de personnes, Depuis le début de notre projet, il est important pour nous de placer ce genre de textes dans notre set list. Les chansons positives c'est bien... Nous en avons d'ailleurs quelques-unes ! Mais c'est dans les textes engagés comme celui-ci que nous nous retrouvons le plus.

Grâce au soutien de l’appel provincial « Monte le son », vous avez enregistré deux morceaux « Les cerisiers » et « Le meilleur de nous-même ». Pouvez-vous nous les présenter ? Comment s’est passé le travail de composition et d’enregistrement ?

Deux morceaux écrits par notre cher Adrien Laffineur ! Commençons par les Cerisiers, chanson d'amour, de rupture, nostalgique et légère ... c'est une chanson que l'on a vite prise en main, sur laquelle il est très agréable de travailler pour moi, mais également pour Laurent à la guitare et Pierre à la batterie... C'est comme une respiration agréable sur laquelle nous pouvons nous laisser aller.
Le meilleur de nous-même a été écrite pendant le confinement, on retrouve le côté revendicateur et un peu rebelle d'Adrien. Sur celle-là, on lâche les grosses guitares, on scande les refrains et  on fait résonner la batterie... on retrouve les débuts de The Head avec ce genre de textes et on s'éclate toujours autant à pointer du doigt les dysfonctionnements de notre cher pays.
Pour ce qui est du travail de composition, il est presque toujours le même, Adrien ou Laurent écrit un texte, nous le présente en répétition, puis nous travaillons ensemble à la structure, aux éventuels changements, à chaque partie instrumentale...  Pour se préparer au studio, nous avons surtout bossé chacun nos propres instruments. Nous jouions ces deux morceaux depuis déjà quelques temps, nous les avions donc bien en main, ce qui a facilité l'enregistrement.
Au studio Noise Factory, nous avons pris pas mal de temps pour tester avec Gérald de nouvelles choses, instruments à ajouter, chœurs à certains moments... Il était important pour nous de le laisser nous donner un maximum de conseils et de profiter d'être là-bas pour étoffer un maximum nos enregistrements. Bosser avec lui a été un vrai moment de partage et d'écoute.

Vous avez toujours eu à cœur de mettre en avant la province de Luxembourg et votre « pays » qui est d’ailleurs le titre d’une de vos chansons (« Le pays »). Avez-vous d’autres compositions d’inspiration locale en préparation ?

Ha ! le pays ! Notre premier single et celle qu'on nous demande toujours autant de rejouer presque 10 ans après ! Pour l'instant ce n'est pas dans nos projets, le pays est bien ancré à présent chez les gens de Saint-Hubert, et même des environs, et elle nous suffit en quelque sorte. Nous continuons toujours à placer par-ci par-là des clins d'œil à nos racines.

Quels sont vos projets pour 2023 ?

 Il y a peu nous avons relancé le projet Hélène Hartman au coin du feu. Le principe est simple : des concerts privés, directement chez les gens ! Nous avions déjà lancé ça durant l'hiver 2019, et c'est une belle manière de reprendre les concerts après une reprise post covid légèrement compliquée. Le contact avec le public nous manquait beaucoup, donc nous avons décidé de nous inviter carrément dans leur salon. N'importe quelle personne qui souhaite que nous fassions un concert chez lui durant l’hiver nous contacte, prévoit de quoi nous sustenter, invite quelques amis et nous débarquons pour une soirée acoustique et intimiste.
Nous tournerons également le clip du '' Meilleur de nous-même '' fin de l'année, avec évidemment, des plans tournés dans notre belle ville de Saint-Hubert.

Photo : Océane Genin