Lockdown calling - Greg (Lux-Zic)

Publiée le : 13/07/2020

Une chose est sûre : le confinement a fait bouger des choses et chez certains, créé des passions et des envies.  C’est le cas de Greg Franceus qui a mis sur pied la page Facebook Lux-Zic, une page de partage et d’échange pour tous les acteurs de la Province.  Il nous explique…

Greg, comment s’est passé ton confinement et qu’est-ce qui t’as poussé à créer la page Facebook Lux-Zic ?

Parce que nous avons le luxe de vivre dans une région où la superficie permet d’avoir un jardin, terrasse, etc,… je n’ai pas trop mal vécu ce confinement avec ma petite famille.  Par contre, au niveau musical, ce fut tout l’inverse.  Etre privé de concerts et festivals… est une épreuve !  Priorité à la santé de tous, cela va de soi, mais perso, cela me manque de ne plus pouvoir aller écouter des groupes et voir des potes autour d’un verre, durant un concert. Heureusement que j’avais organisé, début mars, la 2ème édition du concept « J’irai jouer chez vous », chez moi ! (rires)

Tu présentes cette page comme étant « participative » ; à quel(s) niveau(x) l’est-elle ?

Le but est d’initier l’échange entre les musiciens, organisateurs, groupes, sonorisateurs,...  Que chacun puisse y faire sa promo et annoncer des dates par exemple.  Ou encore rechercher un musicos pour un projet.  Ou proposer une initiative collaborative… écrire un post ou un article en somme.
Le but est que chacun puisse s’approprier la page à sa convenance (mais avec notre modération), tant que le partage est dans le respect de tous. Que la musique de la province continue à vivre au travers des passionnés, en attendant de retrouver une certaine normalité.  Cette page ne m’appartient pas, mais appartient à tout passionné qui habite/provient de la province.

Le slogan « No Culture, no Future », çela t’a interpellé ?

Clairement, imaginer un monde sans musique, est-ce possible ?  Pas pour moi !  Nous avons notre propre culture personnelle mais avons aussi besoin de découvrir, d’écouter ou se laisser inspirer.  Sans ces créatifs, que ce soit du monde de la musique, du théâtre, du cinéma, littéraire, que serions-nous ?
Toute démarche artistique est à promouvoir.  Elle éveille les sens, les émotions, et je ne saurais imaginer son absence…

Le pouvoir de la musique, tu y crois, toi ?

Avant le Covid, qu’existait-il ?  Des concerts, des festivals, des rassemblements massifs de personnes autour d’une même base, d’une même notion.  On peut ne pas tous aimer les mêmes choses ou les mêmes styles… mais chaque tranche de la population s’y retrouve, que ce soit à Werchter, à Dour, au Graspop, Tomorrowland, aux fêtes de la musique, au Baudet’stival ou au Game of Tournay.  Y’en a pour tout le monde, non ? Et les gens se déplacent.  Pour faire la fête, se retrouver entre amis, boire un verre mais aussi voir des bons concerts, des bons groupes… et parfois découvrir !

L’album que tu as le plus écouté durant le confinement ?

Difficile de choisir, j’écoute tellement de choses différentes en même temps… mais je dirais : Electric Mob, un petit groupe brésilien à la Rival Sons, mais en mieux encore et l’album « Discharge ».  Weezer et l’album de covers « Teal », The Redemption’s Colts, du local, et l’album « Basement Session » et  I Built The Sky et l’album instrumental « Zenith Rise ».

Propos recueillis par Romuald Collard.


Greg Franceus