Light Damage : l'interview

Publiée le : 01/02/2022

Ils sont rares, les groupes de rock progressif de la région !  Avec 15 ans de carrière, Light Damage fait aujourd’hui office de vétéran mais aussi de référence en la matière.  On fait le point sur leur actualité…

Sur le site de lampli, votre bio dit ceci : « le grand projet actuel du groupe est donc la composition d’un nouvel opus avec une prévision de sortie en 2017… » ; qu’est-il arrivé à cet album ?

C’est vrai que notre bio lampli a peut-être besoin d’être rafraîchie ! (rires).  En fait, notre bassiste a dû subir une opération au poignet et cela a un peu retardé l’enregistrement… mais notre maison de disque (Progressive Promotion Records) a pu sortir le deuxième album « Numbers » en 2018.

Le groupe a été créé en 2005 ; quels ont été les grands moments de votre carrière ?

Il y en a eu quelques-uns. Déjà la signature avec un vrai label de Rock Progressif un peu après l’auto-production de notre premier album et la tournée qui a suivi. Nous avons eu la chance de pouvoir prendre la route pour plusieurs festivals en Allemagne, en France, en Belgique et au Royaume-Uni et nous avons partagé l’affiche avec des groupes dont nous sommes nous-même fans (The Enid, Pallas, Discipline, The Pineapple Thief, IO Earth et beaucoup d’autres).

Un groupe de rock progressif, ça compose comment ?  Parce que, avec des morceaux approchant régulièrement les 10 minutes – et les nombreux changements de rythmes, faut s’y retrouver, non ?

C’est beaucoup de travail et c’est très long. La composition vient la plupart du temps d’une idée de notre guitariste puis on travaille autour de cette idée et on développe petit à petit. On essaye toujours de trouver un fil rouge dans chacun de nos longs morceaux pour la cohérence. Dans notre dernier album, nous avons un titre de presque 20 minutes dans lequel un petit thème au piano revient en permanence. Ce morceau a mis plusieurs années pour arriver à son résultat final, il était déjà en travail lors de l’enregistrement du premier album en 2014. Tant qu’un long morceau ressemble à une succession de petits morceaux différents, on ne le considère pas comme réussi, il faut que tout soit lié pour ne pouvoir qualifier le titre comme « épique » et non « long ».

«#5 Phantom Twin » est accompagnée d’une très belle vidéo live enregistrée à l’Entrepôt d’Arlon ; c’est un peu votre nouvelle carte de visite ?

Oui on peut dire ça. La situation sanitaire avait tout arrêté, on ne s’est presque pas vu pendant des mois et quand on croyait qu’on pouvait redémarrer des répétitions, on était directement interrompus dans notre élan et notre enthousiasme. C’est en collaboration avec l’Entrepôt que nous avons pu réaliser cette vidéo ce qui a été pour nous comme une oasis dans ce désert de live.

Après 15 ans de carrière, quels sont, pour vous, les buts ou les rêves encore à atteindre ?

On a mis en place un studio personnel dans notre salle de répétition pour pouvoir enregistrer des maquettes de nouveaux morceaux et ensuite sortir un troisième album. Nous venons de tester tout cela en janvier de cette année et nous commençons donc notre processus de répétitions. Nous réfléchissons aussi aux modes de diffusion des nouveaux morceaux, comme on a perdu presque un an et demi à cause de la pandémie, on a pas envie de faire attendre nos fans pendant encore deux ans avant de sortir un album, il est donc très possible que l’on sorte certains titres avant même que l’album ne soit produit.
Un autre objectif à atteindre, c’est une tournée pour présenter notre album « Numbers » en plus des nouveaux titres. Nous avons fait quelques dates pour défendre notre deuxième album mais le vrai démarrage était prévu lors d’une tournée de 7 dates en 10 jours au Royaume uni en avril 2020 qui devait entraîner naturellement d’autres dates… puis est arrivé ce que tout le monde sait et si on y ajoute le Brexit, l’idée de cette tournée a dû être enterrée. Par contre, nous ne renonçons pas et nous sommes déjà en démarchage pour une tournée internationale en 2023. Ce n’est pas pour demain et rien n’est acquit, il est très difficile pour un groupe indépendant de se trouver des dates et d’organiser une tournée mais on a bon espoir.

Propos recueillis par Romuald Collard.
Photographie : Numero Six Photography