Léa Bastien : l'interview

Publiée le : 01/06/2022

Révélation de la dernière édition des Aralunaires à tout juste 19 ans, Léa Bastien s’inscrit dans la lignée de ces jeunes pousses ultra-douées, un brin désordonné mais qui vous subjugue une fois derrière le micro ! L’avenir s’annonce brillant pour ce bout de femme véritablement attachante. Rencontre !

Léa, au concert des Aralunaires, on a découvert une artiste relativement zen et qui avait l’air super à l’aise sur scène ; c’était vraiment le cas… ou bien tu étais dans un état second sauf que personne ne l’a remarqué ?

Le retour sur scène n’était vraiment pas simple d’un point de vue émotionnel ! (rires) Le stress a surgi une semaine avant le concert. J’étais très angoissée à l’idée que le projet ne plaise pas et je me faisais du souci pour le son, ma voix… Je savais que, lors de la première chanson, j’allais avoir une montée d’adrénaline alors j’ai commencé avec la plus simple, vocalement parlant. Et dès la deuxième chanson, j’étais totalement zen et le concert s’est magnifiquement bien déroulé.

Ton instrument, c’est le piano ; à quel moment il intervient dans le processus d’écriture ?
Effectivement, la plupart du temps, je chipote un peu au clavier avant ; je cherche des accords qui me parlent et lorsqu’une mélodie me plait, je commence à écrire dessus. Pour trouver un sujet, c’est assez simple dans le sens où, dès que je me mets au piano, c’est que j’ai quelque chose à extérioriser. C’est assez fluide en fait…

Tu dois partir vivre sur une île déserte et tu as droit à prendre un seul album, tu prends lequel et pourquoi ?

Elle n’en a pas l’air, mais je pense que c’est la question la plus compliquée à laquelle je vais devoir répondre ! (rires) Alors… si je devais partir vivre sur une île déserte avec un album, ce serait « Mélancolie heureuse » de Tim Dup. C’est un album que j’ai découvert en 2017 il me semble. Ça a été un énorme coup de cœur ! Tim a une écriture que je trouve fascinante et un grain de folie admirable.

Enfin, et évidemment, on va penser un peu à Angèle mais j’aimerais connaître tes autres influences, si tu veux bien…

Énormément d’artistes contemporains m’inspirent. J’adore les sonorités profondes de James Blake par exemple ou encore la pop très dansante d’Iliona. Je ne pense pas avoir un artiste ou un groupe en particulier qui m’influence ; tous les univers cachés dans mes playlists m’inspirent et ça créé cette pop kitch mélancolique que je propose aujourd’hui ! (rires)

Musicalement, qu’est-ce qui va se passer pour toi les prochaines semaines (mois)… ?

Comme chaque artiste, je pense, j’aimerais partager plus largement ma musique donc pourquoi pas sortir un premier jet ? C’est trop un rêve depuis toujours pour moi de pouvoir sortir mon propre EP. En attendant, je continue à travailler le projet ; je suis bien entourée et surtout, le cercle des personnes intéressées par le projet s’élargit. Alors le mode de travail, les techniques et la créativité vont encore évoluer. Plusieurs concerts sont à annoncer pour les mois à venir… mais je peux déjà vous dire que le 24 août prochain, je serai aux Arlonfolies avec la supra talentueuse Doria D.

Propos recueillis par Romuald Collard.