Lady F : l'interview

Publiée le : 02/06/2020

Groupe de Funk/Blues par excellence, Lady F continue son petit bonhomme de chemin.  En attendant de pouvoir remonter sur scène et déverser ses effluves sur-vitaminées, le groupe s’est posé quelques instants pour faire le point sur une carrière que beaucoup admirent !   Rencontre…

Lady F est tout… sauf un groupe de petits jeunes ; quels sont les avantages et les inconvénients d’être « un peu plus âgés » que les autres groupes de lampli ?

Même si nous sommes loin d’être des papys, il est vrai que nous ne sortons pas de l’école. L’inconvénient principal est de trouver le temps de se voir, de jouer, de composer entre les activités et projets musicaux de chacun. L’avantage est qu’à force de jouer ensemble depuis autant de temps, on a certains automatismes et contrairement aux vieux couples, plus le temps passe, plus le plaisir est grand de se retrouver, jouer et suer ensemble.

Au niveau des influences, vous aimez remonter assez loin dans le temps (Hendrix, James Brown, Booker T…) mais quels sont les groupes actuels qui trouvent grâce à vos yeux ?

Il y a eu toute la clique de Daptones Record, dont Sharon Jones et Charles Bradley faisaient la gloire mais qui sont, depuis, malheureusement décédés. Il faut dire que ces derniers temps, le funk et la soul sont bien de retour et il y a à boire et à manger. Au niveau technique et précision du son, la clique de Vulfpeck (Cory Wong, Fearless Flyers, …) est assez impressionnante. Côté soul, la voix d’Hannah Williams – dont nous avons eu l’honneur de faire l’ouverture à l’Entrepôt (Arlon), est plus que touchante et envoûtante. Sinon, Delvon Lamarr Organ Trio (très influencé par Booker T & the MG’s) est vraiment impressionnant, comme le reste des artistes signés chez Colemine Records. Côté psychédélique, King Gizzard & The Lizard Wizard, c’est de la balle. Pour le blues, y a Tedeschi Trucks Band, JD Simo,… sans oublier les artistes de Badasonics Records (Charleroi), dont le son roots est très inspirant tout comme les amis de The Moon Invaders.

On imagine également aisément que Lady F, c’est avant tout sur scène que ça se passe ; comment ça se présente, un live de Lady F ?

On aime bien le contact assez proche du public, les effluves qui se mélangent - bon en ce moment, c’est pas le top, c’est vrai. Mais la proximité, le coté naturel, brut, sans artifice, c’est ce qu’on aime.  A l’image de notre musique, on va à l’essentiel. L’important est que les gens s’évadent avec nous, dansent avec nous et oublie le monde oppressant dans lequel on vit. Attention tout de même, les gens peuvent être surpris par le réveil de la bête...

Le groupe est signé sur le label liégeois Stabs Records ; concrètement, qu’est-ce que ça vous amène cette signature ?

Gloire, pistaches et champagne... ce qui est déjà pas mal pour des artistes en Belgique et surtout pour un groupe de funk/blues !

Une anecdote, un truc drôle qui vous soit arrivé sur scène ?

La liste est trop longue, il vaut mieux nous voir pour le croire !

Propos recueillis par Romuald Collard.