Full of Suédoises : l'interview

Publiée le : 04/12/2019

Quelques secondes de « Siren’s call », leur nouveau single, aura suffi à se faire une idée précise sur ce groupe !  Ici, on déjeune avec Sonic Youth, on bosse avec Joy Division et on se couche avec les Strokes !  Full of Suédoises, groupe originaire de Marche-en-Famenne sortira tout bientôt « Low gravitation field », leur second album.  Rencontre…

Racontez-nous un peu l’histoire de ce nom plutôt original et ce qui vous a décidé à le retenir comme nom de groupe ?

Bizarrement, nous avons trouvé ce nom en Thaïlande, lors de nos vacances.  Un jour, on s’est retrouvé sur une plage où il n’y avait que des blondes.  On s’est regardé et on s’est dit : « C’est full of suédoises ici ! »  Ça nous a fait marrer…  On cherchait un nom qui se retenait facilement.  On a trouvé ce mélange anglais-français sur fond de fantasmes plutôt racoleur et c’est exactement ce que l’on cherchait.

« Low gravitation Field », second album, va sortir très bientôt ; en quoi est-il différent de « Relapse », premier album paru en 2012 ?

Ce sont deux enregistrements complètement différents.  Nous avons enregistré l’entièreté de notre premier album au studio Elastic Sound à Jodoigne avec notre ingé son de l’époque, Fabien Pochet.   Il avait notamment travaillé anciennement au studio Caraïbes où il a collaboré avec des groupes que l’on apprécie (Ghinzu, Les Négresses vertes,…).   C’était notre première expérience en studio.  En plus d’enregistrer, Fabien nous a aidé à structurer nos idées et à choisir les morceaux.  Au départ, on avait une vingtaine de compositions.  Finalement, nous en avons retenu 9.
Pour notre second album, un EP de 5 titres, nous nous sommes équipés pour pouvoir être autonomes au niveau des prises de son.  On a juste fait une session d’enregistrement au Riverstudios avec Gus Gouldsbrough. Le mixage et le mastering ont été réalisés au studio « Ecoute voir » de Liège que nous avons découvert dans le cadre de notre participation au programme Multipistes.  Notre line-up a aussi changé depuis le premier album.  Raymond Henoud, le claviériste, nous a rejoint il y a 4 ans pour remplacer Nicolas Valange qui avait décidé de mettre la musique entre parenthèses.  Les synthés nous donnent la possibilité d’explorer plus de sons.  L’idée, par la suite, est d’étoffer petit à petit cet EP par des singles que l’on sortira en cours d’année.

Vous êtes originaires de Marche-en-Famenne, racontez-nous un peu comment est la scène, là-bas ; ça bouge un peu ?

On a la chance d’y avoir une Maison de jeunes assez active, tant dans la proposition de cours de musique que dans l’organisation de concerts.  Pas mal de groupes se sont rencontrés et formés grâce à elle.
Après, Marche, c’est pas Bruxelles ou Liège !  Quand on habite en province de Luxembourg, il est nécessaire de bouger.  En ce qui nous concerne, on a été très peu actifs dans la recherche de concerts depuis le nouveau line-up ; la priorité était de composer de nouvelles chansons pour proposer un set homogène et original.  Maintenant que cette étape est quasi terminée, il est évident que l’on a hâte de faire écouter ce que l’on a composé durant ces 3 dernières années.

Elle est vrai, cette anecdote qui raconte qu’au festival Ward’in Rock, vous avez lancé des bouteilles d’alcool blanc dans le public ?  Un peu provoc’, les Full of Suédoises ?

Oui, c’est vrai… mais ce n’était peut-être pas la meilleure idée que l’on ait eue !  On aurait pu assommer ou blesser quelqu’un.  Ce jour-là, on fêtait notre 4ème anniversaire.  On a voulu partager ça avec le public du festival.  Ça ne partait pas d’une mauvaise intention…  Maintenant, il est certain que l’on ne sera jamais les plus calme ; ça fait partie de nos caractères mais provoquer pour provoquer n’a jamais été une fin en soi pour nous.

On arrive en fin d’année ; vous avez donc 3 souhaits musicaux à formuler.  Lesquels sont-ils ?

Réaliser une vidéo d’un concert sauvage ; arriver à diffuser correctement notre nouvel enregistrement et trouver un booker...  Démarcher pour trouver des concerts n’est pas ce que l’on préfère !

Propos recueillis par Romuald Collard.
Photographie :Ludovic André Photography