El Tchiâ Qué Vara ! en 10 questions

Publiée le : 14/04/2020

Ce groupe de potes, Alain Ducat l’avait rêvé !  En 2018, le rêve prend forme, les répètes et les concerts suivent…  Aujourd’hui, El Tchiâ Qué Vara, groupe rock francophone se retrouve sur le devant de la scène grâce à « On va tous mûrir », leur façon à eux d’analyser la situation que nous vivons depuis plusieurs semaines.

On a posé 10 questions à Alain Ducat…

  1. A ton avis, quelle est la plus grande qualité du groupe ?

On espère que c’est de de ne pas se prendre au sérieux !  Ce qui ne veut pas dire que l’on n’essaie pas de faire les choses sérieusement ; on travaille, on répète, on s’auto-critique, on est parfois durs avec nous-mêmes, mais bon, c’est une simple discipline de groupe, pas de l’ambition…  Depuis le début, on s’amuse et on se dit que les gens vont peut-être s’amuser avec nous.  On a une forme d’enthousiasme et on a envie de partager ça…  C’est déjà pas si mal !

  1. A ton avis, quel est le plus grand défaut du groupe ?

L’âge moyen et donc le manque d’avenir ?  Non, allez, renvoyons à la question 1.  On a les défauts de nos qualités… Sinon, nous venons tous d’horizons assez différents, avec des bagages musicaux différents surtout.  Nous ne pouvons pas tous nous revendiquer « musiciens », même s’il y a des gars très calés dans le groupe, capables de déchiffrer une partition...  De façon collective, c’est un défaut technique, disons…  Mais avec l’envie et l’enthousiasme, de l’expérience, de l’oreille et beaucoup de travail aussi, ça passe !

  1. Votre cover préférée ?

Difficile à dire parce qu’on ne fait presque que ça…  Je pense que si tu poses la question à chacun de nous 6, tu auras une réponse différente… Je dirais Dolly « Je ne veux pas rester sage », peut-être.  Un des tout premiers morceaux qu’on a répétés et joués.  Un groupe un peu oublié et une voix féminine qui collait vraiment bien à Mel, notre chanteuse. Elle n’avait pas le morceau dans son bagage. Elle l’a assimilé. Elle se l’est approprié comme on dit. Maintenant, quand on l’entend, on entend Mel et les Tchiâs et plus Manu et Dolly. C’est sympa comme sentiment. Pareil avec le « Mourir à plusieurs » d’Arno.  Phil lui a donné une autre dimension, c’est lui, et c’est bien comme ça. On n’essaie pas de copier, surtout pas !

  1. Un truc drôle qui vous soit arrivé avec le groupe ?

Drôle, au sens fun, je ne sais pas. On s’amuse bien et c’est un peu la seule règle… Drôle, au sens bizarre, par contre… Ce confinement évidemment. Nous avions une dizaine de dates, entre mi-avril et fin août, l’agenda a été secoué et nous n’avons plus pu nous retrouver au local pour jouer ensemble. Un peu comme tout le monde. Sauf que là, on avait beaucoup misé sur ce printemps-été 2020, avec des rendez-vous très sympas, de vrais challenges pour nous. On se faisait une joie. On ne sait pas ce qu’il en restera. Cela nous aura permis de nous réunir et de travailler virtuellement…

  1. Quel groupe devrait se reformer ?

Bah, on n’est pas nostalgiques… Mais j’avoue que j’aime bien les reformations très amicales, voire événementielles. J’ai eu la chance de voir les Chamalow, qui n’avaient pas joué ensemble depuis longtemps, se réunir pour un ami lors d’une soirée privée… On se dit qu’on vit un grand moment d’émotion et de rock gaumais…

  1. Quel groupe n’aurait pas dû se reformer ?

Euh, tous ceux qui l’on fait pour le pognon et pas pour le plaisir de se retrouver ensemble ou/et pour leurs fans ?

  1. Billie Eilish, vous en pensez quoi ?

Billie Eilish ? Hum, je Google d’abord… (temps de recherche et de visionnage) Ceux qui aiment, je n’ai rien contre. Chacun peut choisir, mais, bon, ce n’est pas pour nous…

  1. Dole ou Chamalows ?

Question à la fois difficile et facile. Franchement, on est fan des deux. On les connaît bien ! Perso, j’ai vu et revu Dole dans ses différentes versions et époques. Idem pour Chamalow. Leurs membres sont de vieux amis en musique et en souvenirs. On répète dans le local où se retrouvait la dernière version de Dole, à la MJ d’Habay. Mais Chamalow, on en est encore plus proche. Etienne « Titi », notre guitariste, est membre fondateur du groupe légendaire en Gaume. Et, avec la bénédiction de la bande à Ricci – ils sont venus nous voir et ça fait toujours quelque chose – on reprend deux titres de Chamalow (« La cure » et « Les yeux cousus »), ce que nous sommes les seuls à faire je pense.

  1. Albert Blues Band ou An orange car, crashed ?

C’est cruel… Choisir entre le père et le fils ? Dans El Tchiâ Qué Vara !, on a deux générations qui jouent ensemble, comme aux débuts d’Albert Blues Band, avec Albert et Gilles… ABB et AOCC, ce sont deux genres différents. AOCC, on a été secoués quand ils ont perdu leur local des suites d’un incendie, à Habay. On s’est sentis à la fois concernés et impuissants… ABB, ils font partie d’un patrimoine. Ce sont tous des amis, vraiment. Personnellement, j’ai joué quelques fois avec Albert et sa bande, il y a 20 ans (en réserve en quelque sorte) et ils m’ont invité à leur 20e anniversaire à l’Entrepôt… Bref, ce sont des gens qu’on aime bien. Des vieux briscards, un peu comme nous, mais avec un tout autre pédigrée.

  1. « On va tous mûrir », c’est un morceau que vous allez ajouter désormais à votre set-list ?

Franchement, on n’en sait rien. Ce morceau est parti d’une inspiration née du confinement et de l’observation de ce qui se passe. Un texte de base, des échanges, des corrections, des accords, des modifications, des tentatives (avortées) d’ajouter des choses, chacun de notre côté, de façon virtuelle. Il fallait que ça sorte, sinon ça tombait à l’eau… On a finalement décidé de le balancer sur Facebook, avec notre chanteur Philippe seul au front… On a été surpris et ravis de voir comment ce titre artisanal tournait bien et recevait plein de retours sympas… C’est notre première compo et il y a matière à apporter chacun sa touche. On pourrait faire évoluer le morceau, le rendre plus intemporel peut-être. On va essayer d’en faire quelque chose pour le jour où l’on pourra rejouer sur scène, je pense !