Dogmeat : l'interview

Publiée le : 01/04/2022

Tel un phœnix, Dogmeat renaît de ses cendres !  25 ans après sa naissance, Dogmeat est toujours là, en pleine forme.  Merci pour lui !  Rencontre avec ce groupe apparemment immortel et dont vous allez (ré)entendre parler tout prochainement !

Question bateau s’il en est… mais pourquoi avoir réactivé le groupe après une telle absence ?

On en a discuté pour la première fois lors du dernier Durbuy Rock en septembre 2021… où quelques membres se sont retrouvés. Un ami commun nous a alors proposé de faire quelques chansons pour une jam qu’il organisait dans son garage en octobre. On a sondé les membres et 3 étaient partants. On a intégré Nico à la basse et on a joué quelques chansons. L’histoire devait en rester là mais quelques jours plus tard, l’Entrepôt nous contactait pour ouvrir pour Lofofora en novembre. On n’a pas pu refuser et les choses se sont enchainées. On a également été contactés par DRF Booking pour intégrer leur roster. Le plaisir était intact, on a donc décidé de relancer la machine !

Du coup, vous gagnez quelques années… et allez donc fêter vos 25 ans de carrière cette année !  Ça se prépare comment ?

Bières et dafalgans ! Plus sérieusement, on a intégré 3 nouveaux membres dans le groupe (Nico, Hugo et Quentin) qui ont joué dans différents groupes de la province (Ignitions, Die out!, Sliver) et chacun a amené sa petite touche. On bosse donc beaucoup pour que le set soit parfait et être prêts pour les dates qui arrivent.

En 25 ans, la musique a pas mal changé et ce, à tout niveau ; comment analysez-vous toutes ces évolutions… et notamment la digitalisation de la musique ?

C’est vrai que lorsque l’on a commencé, en 1997, on en était encore à envoyer des cassettes démo aux organisateurs ! Au niveau de la communication, tout est beaucoup plus facile maintenant, la musique se diffuse plus rapidement et plus facilement grâce aux réseaux sociaux, c’est un plus. Malheureusement ces changements impactent beaucoup les artistes qui ne peuvent plus vraiment compter sur les ventes de disques mais en ce qui nous concerne cela ne nous concerne pas vraiment puisque le but n’est pas lucratif.

On parle aussi de nouveaux morceaux de Dogmeat ; après 25 ans, les sujets traités auront très certainement changé, non ?

On n’a jamais été un groupe vraiment engagé au niveau de nos textes. Les chansons qui ont été écrites à l’époque parlaient des relations humaines, de ruptures, ce sont des sujets intemporels… et on était jeunes ! On a aussi écrit une chanson qui s’appelait Virus, par contre… et celle-là est toujours d’actualité ! Les prochains textes sont encore en gestation mais c’est sûr que les sujets d’actualité ressortiront dans quelques chansons.

Terminons sur une note plus légère… racontez-nous la chose la plus drôle qui vous soit arrivée en concert ?

Il y en a pas mal ! On peut citer, en vrac, un guitariste qui passe au travers d’une scène qui s’effondre à Charleroi, un chanteur qui inverse les paroles de deux chansons au Botanique, des cassages de corde et réparations tout en continuant à jouer, des gamelles mémorables sur scène, croiser le chanteur de Kyo en backstage, passer des soirées inoubliables avec des groupes qu’on admirait à l’époque…

Propos recueillis par Romuald Collard.
Photo : Emilie Gigot