Denis K : l'interview

Publiée le : 01/10/2019

Personnage atypique mais musicien ultra-doué, Denis K fait partie de ses artistes assurément plus à l’aise une guitare à la main. Son dernier album est remarquable et tout à son image : sensible, renfermé, rempli d’émotions et de pudeur. Denis K parle de nous, de vous, de lui avec, en ligne de mire, cet incroyable… « horizon des fous » ! Rencontre !

Ton dernier album, « L’horizon des fous », a été produit par Frédéric Lo (Daniel Darc, Alain Chamfort, Cali,…). Comment fait-on pour se faire produire par une pointure pareille ?
Je pense que ce sont les chansons qui, en premier lieu, l’on attiré… et peut-être aussi la façon d'interpréter ...un univers qui l’a touché, peut-être... C’est une question de ressenti au départ, je pense. Puis la chance aussi d’avoir rencontré des musiciens qui travaillent souvent avec lui, qui ont adhéré à mes chansons et qui lui en ont parlé pour que la rencontre se fasse.

A ton avis, qu’est-ce qu’un producteur comme Frédéric Lo amène en plus qu’un producteur, disons, moins réputé ?
J’étais assez fan des albums qu’il avait réalisé pour Daniel Darc ou Alex Beaupain. Je trouvais qu’il avait, en tant que réalisateur, une patte, une ambiance… bref, un truc spécial que les autres n’ont pas. Le fait qu’il comprenne mon univers, qu’il transcende mes compositions.

Tu sembles pouvoir jouer ta musique sous diverses configurations (solo, en groupe, etc,…). Ta configuration préférée, c’est laquelle ?
D’emblée, je préfère la configuration de groupe, pour le partage, déjà, avec les musiciens et puis surtout « sentir » le groupe derrière moi. Sinon, j’aime beaucoup les moments solo ou j’ai l’impression de revenir à la base de la chanson, au moment où je composais… Le passage de l’intime au partage, donne plus de couleurs à mon projet.

Tu fais partie de ces artistes de la province ayant récolté plusieurs prix ces dernières années (Prix de la Presse Découvertes Pause Guitare 2015, Prix Franc'Auteurs SABAM 2015,…). Un prix, concrètement, qu’est-ce que ça a comme conséquences ?
Une reconnaissance pour le travail fourni, ça fait toujours plaisir. Puis, le fait d’ouvrir le projet à des professionnels, des salles de concerts, festivals et autres. Disons que les gens semblent d’un coup plus intéressés à vous suivre.

Tu pars sur une île déserte et tu n’as le droit qu’à un seul album ; lequel emmènes-tu ?
L'album blanc des Beatles.

Dans 10 ans, tu te vois où ?
On verra… mais je pense toujours perché sur mes guitares.

Propos recueillis par Romuald Collard.