Days of Samara : l'interview

Publiée le : 29/10/2018

Cela fait quelques années maintenant que Days of Samara égrène les scènes de la région. L’occasion était donc belle de faire le point avec eux à l’aube de la sortie, mi-novembre, de leur second EP ! Rencontre !

Dans notre présentation, on voit que vous aimez le Metal, le Rock, la Pop, l’Electro, le Punk, le Rock Progressif,… En fait, vous aimez quasiment tout ! Vous êtes éclectiques à ce point ?

Oui, chaque membre du groupe à ses propres influences et celles-ci sont très vastes. En fait, personne dans le groupe n’est friand des étiquettes que l’on colle sur des styles de musique avec des frontières parfois très floues. On aime la bonne musique, point. Et Il y’en a dans tous les styles. C’est un point sur lequel nous avons été d’accord dès le début avec ce groupe, c’est qu’on ne se met pas de barrières. On a un fil rouge qui est le Rock Metal plutôt moderne mais ça ne nous empêche pas d’intégrer des éléments d’autres styles. Le défi bien entendu, c’est d’arriver à lier tout ça pour donner quelque chose de cohérent.

« Eline », nouveau morceau doublé d’un clip vidéo, vient de paraître il y a quelques jours ; vous nous le présentez ?

Avec plaisir ! Cette chanson à été composée et écrite par notre batteur pour sa fille, Eline. Les balbutiements de la composition datent d’ailleurs du jour de sa naissance. C’est une Power Ballad qui se veut poétique et orchestrale. C’est une love song mais aussi un méa culpa et un appel à la raison. Le texte parle du monde que nous allons laisser à nos enfants ! Le réchauffement climatique, la violence, les clivages, … Toutes ces réalités sur lesquelles nous ne pouvons plus fermer les yeux à l’heure actuelle. Nous nous excusons donc auprès d’Eline et de tous les enfants pour le monde que nous leur laissons en héritage. Le clip vidéo, qui a été auto-produit, va dans ce sens. Nous avons voulu mettre l’accent sur le contraste entre un groupe qui joue dans un espace vert avec des apparitions d’Eline qui représente si bien l’innocence et l’insouciance de l’enfance, entrecoupé d’images de la triste réalité qui nous entoure.

Aujourd’hui, avec du recul, comment jugez-vous « Hidden moonlight », votre EP 8 titres sorti en 2015 ?

Question difficile ! C’est plutôt aux autres de répondre. On a tout fait en auto-production, cet EP est donc comme un bébé pour nous. Difficile pour un parent de juger objectivement son bébé, même 3 ans après sa naissance.
Nous en sommes assez fiers en fait. Cet EP a été un challenge car il est le fruit d’un long travail. Comme dit plus haut, mélanger les influences très différentes de 4 musiciens (5 à l’époque) n’est pas toujours simple. On a donc du parfois avancer à tatillon en tentant des choses, en ratant, en recommençant et en s’améliorant en tant que musiciens. On garde toujours beaucoup de plaisir à jouer les morceaux de cet EP, c’est donc qu’il ne nous lasse pas. De plus, l’enregistrement plus sérieux dans des conditions optimales était une première pour certains membres du groupe, notamment pour Laura, la chanteuse, qui à du trouver sa place, sa voix et son rythme de croisière pour réussir à se poser sur une musique plus musclée qu’à son habitude. Bref, cet EP reste un point de référence pour tout ce qui a pu suivre.

Le groupe existe depuis 2012 maintenant, quel a été, jusqu’ici, pour vous, le plus grand moment de Days of Samara ?

Il y’en eu trois en fait

1. Notre tout premier concert, qui a eu lieu au festival Lacuisine On Stage. La pression mais aussi l’impatience de présenter enfin notre musique en live au public. Le retour que l’on a reçu a été formidable. La sensation que procure des applaudissements et des « une autre, une autre !! » n’a pas de prix. Cela nous a rempli de joie, de motivation et nous a juste donné l’envie de remonter sur scène encore et encore.

2. Le Donkey Rock Festival. Nous avons vraiment pris plaisir à jouer sur cette scène, avec un public chaleureux, des conditions plus que professionnelles et un accueil magnifique des organisateurs !

3. La sélection sur le site groove3.com par le producteur New-Yorkais Kenny Gioia pour illustrer des cours de mixage. Kenny nous a contactés en nous demandant s’il pouvait remixer notre chanson « Secret Side » pour illustrer des cours de mixage et de production musicale. Il a vraiment adoré la chanson et elle correspondait à tout ce qu’il attendait pour son cours. Ça nous fait énormément plaisir que notre travail soit reconnu par un gars de son statut. De plus, les retombées ont été sympas, nous avons constaté un joli petit "boost" de nos vues et écoutes sur les différentes plate-formes.

La suite, maintenant, c’est l’enregistrement d’un prochain EP ; quelle va en être la direction musicale ?

C’est même plus que l’enregistrement ! C’est carrément la sortie ! La sortie est prévue pour la mi-novembre sur les sites de téléchargement et au format clé usb. On a fait le choix du support sur clé usb pour être dans l’ère du temps. Avec une clé usb « ouverte » sur laquelle les gens pourront ajouter également leur musique et ainsi permettre à nos chansons de tourner dans leur répertoire. C’est un choix qui sort un peu des cases, mais c’est le nôtre et comme de toute façon on aime sortir des sentiers battus, on est plus à une sortie de plus.
Concernant la direction artistique, ça sera dans la même veine que le premier EP mais encore plus diversifié par rapport au mélange des styles. Nous avons dû nous adapter au départ d’Ollie et donc se contenter d’une seule guitare. Par conséquent, nous avons encore plus utilisé de synthés, de claviers et d’autres instruments. Notre ouverture aux autres styles s’est donc encore décuplée. L’EP contient 8 titres. Parmi ceux-ci, vous trouverez par exemple « Song for haters », un mélange de Metal industriel, de swing, de complextro et de prog. Vous retrouverez des influences bien électro dans des titres comme « Let’s Dance » et « Treason ». Bref, du Days Of Samara ! Nous vous laissons le découvrir, en espérant que vous l’apprécierez autant qu’on a apprécié le produire.

Propos recueillis par Romuald Collard.

Photo : JS Photography