Breaking Out : l'interview

Publiée le : 01/08/2020

Breaking Out, jeune groupe rock d’Arlon, prometteur s’il en est, venait tout juste d’être choisi par la Province pour participer aux Parcours Amplifiés !  Seulement voilà, la crise sanitaire et le confinement qui a suivi en a décidé autrement.  Forcément déçus mais loin d’être abattus, les 3 garçons ont relevé leurs manches et continué d’avancer.  Rencontre…

Vous aviez été sélectionné pour participer aux Parcours Amplifiés 2020 ; malheureusement, la situation actuelle fait que c’est aujourd’hui partie remise.  Vous êtes dans quel état d’esprit ?

Nous étions extrêmement contents d’avoir été le groupe sélectionné pour participer à cette aventure et on se réjouissait de commencer les Parcours Amplifiés.  C’était un vrai tournant dans nos vies lorsque l’on a appris la nouvelle : d’un coup, on passait d’une bande d’ados amateurs de rock’n’roll à un groupe dont le projet se concrétisait.  Notre passion allait soudainement prendre de l’ampleur.
Évidemment, nous étions déçus et frustrés lorsqu’on nous a dit que l’on ne pourrait pas suivre le programme, d’autant plus que nous venions à peine de rentrer dans le bain et l'ambiance musicale créée autour du Parcours.  Mais, effectivement, ce n’est que partie remise et on attend avec impatience de reprendre le programme.

Vous êtes un groupe assez jeune (moyenne d’âge : 16 ans) ; de quoi parlent vos chansons ?

Nos chansons n’ont pas réellement un sujet bien précis.  Ça parle de tout et de rien à la fois.  Comme on est encore jeunes, on aime bien parler de trucs d’ados et de choses qui nous concerne notre tranche d’âge, ce qu’on aime ou déteste, de qui nous calme ou de ce qui nous met en colère,…  Ce qu’on fait souvent également, c’est utiliser notre vie personnelle et nos expériences pour écrire ; c’est d’ailleurs de là qu’on puise une grande partie de notre inspiration.

Est-ce que, justement, la pandémie, avec notamment le confinement, c’est quelque chose qui pourrait dans un futur proche, influencer vos nouvelles compositions ?

Pas tellement, non…  A la limite, peut-être que ça pourrait influer sur notre manière de travailler.
Avant ça, le travail sur nos chansons ne se faisait que tous ensemble, au local de répétition. Mais avec le confinement, c’est devenu impossible de se voir, mais on a quand même continué à avancer sur nos chansons, même à distance.
Et c’est une bonne chose d’avoir mis ça en place car l’année prochaine, nous partons presque tous à l’université, et ça deviendra difficile de maintenir notre session de répétition hebdomadaire. Mais grâce à cette pandémie, nous sommes maintenant capable de continuer à travailler sur nos chansons même sans se voir.
Le fait que le monde se soit « mis en pause » nous a aussi permis aussi de prendre un peu de temps pour nous, prendre du recul sur le projet et pouvoir poser des lignes directrices et des objectifs pour l’avenir.

Est-ce que le groupe s’est fixé des objectifs à court, moyen ou long terme ?

A court terme, il y a tout d’abord le recrutement de notre nouveau bassiste (il sera annoncé d’ici quelques semaines sur nos réseaux sociaux).  Évidemment, la priorité à court terme est de se revoir et reprendre les répétitions.
Dans le moyen terme, il y a l’idée d’un album et ainsi pouvoir partager notre musique au grand public en dehors de la scène et pourquoi pas des clips pour illustrer nos chansons.On aimerait aussi toucher un public beaucoup plus large et plus étendu, qui ne se limite pas aux 4 murs d’Arlon.  Pour ça, nous sommes tous très motivés, et nous ferons ce qu’il faut pour réaliser nos objectifs.  Et puis, nous ne sommes pas seuls, on a nos amis et nos familles qui nous soutiennent dans tout ce que l’on fait.
Et dans le long terme, ce serait probablement de maintenir cette motivation, de profiter du moment présent et de ce que tout ce que ce projet nous amènera dans nos vies.  Un autre objectif serait de ne pas se séparer et de rester ensemble coûte que coûte.  Pour nous, Breaking Out c’est une seule constellation ; ce ne serait plus la même énergie ou la même vibe si l’un de nous venait à quitter le groupe.

On vous envoie sur une île déserte avec la possibilité de prendre 2 albums avec vous ; lesquels choisissez-vous ?

Lucas : c'est un choix très dur à faire parce que j'aime écouter des chansons et styles de musique très variés tout au long de ma journée... donc je crois que seulement deux albums ne serait pas suffisant.  Mais à choisir, je prendrais un album de Eluveitie (groupe de Metal Folk) et un album de Polyphia (groupe de Metal Prog).  Tous les deux ont des rythmiques et des mélodies qui donnent vraiment envie de faire aller la tête.

Gaël : pareil que Lucas, autant je peux très bien écouter du George Duke ou du Snarky Puppy le matin en buvant mon p’tit thé, autant je peux me coucher le soir avec du Insomium ou du Arch Enemy à fond dans mes oreilles.  Si je devais choisir parmi la musique dont je m’inspire pour composer avec Breaking Out, je dirais « Gravity », le dernier album de Bullet for My Valentine (notamment pour « Over it » et « Piece fo me », 2 morceaux dont je ne peux pas me passer !) et le dernier album de Lost Society, « No Absolution » parce que c’est mon coup de cœur de cette année.

Ulysse : moi, je choisis « Appetite for Destruction » des Guns & Roses et « AB III » de Alter Bridge, simplement car ce sont mes deux groupes préférés… et que ce sont leurs meilleurs albums !

Propos recueillis par Romuald Collard.