Benni : l'interview

Publiée le : 01/04/2020

Benni a 20 ans ! L’âge de l’innocence… ou l’âge de la raison, c’est au choix ! Benni, elle, a choisi d’aller à contre-courant… des courants actuels ! Gims et Angèle, c’est pas trop son truc. Bon Iver et Tim Dup, par contre, elle kiffe ! Benni a 20 ans, l’âge de la raison… assurément ! Rencontre !

Arriver en 2020 avec une guitare acoustique et des références comme Bon Iver… alors que la mode est plutôt à Gims ou Angèle, c’est un challenge ou une folie ?

Une folie ?  Peut-être…  Un challenge ?  Probablement !  Après tout, que serait la vie sans ?  Tout ce qui m’importe, c’est de rester authentique, rester qui je suis.  Apporter un message de l’essentiel et de la simplicité.  Je ne souhaite pas suivre la tendance… mais créer la mienne.

Tu viens de Vielsam ; musicalement, ça bouge, là-bas ?

On a quelques chouettes festivals en été et pour tous les styles.  Les gens sont aussi toujours contents de supporter les groupes ou artistes qui font leurs premiers pas sur scène.  J’ai toutefois décidé de bouger sur Bruxelles car j’ai l’opportunité de travailler avec différentes personnes dans le milieu…

Tu as récemment fait la première partie du groupe Roscoe ; c’est un univers dans lequel tu te retrouves ?

Complètement !  Lorsque Pierre, le guitariste du groupe, m’a demandé de faire leur première partie, j’ai directement accepté !  C’est un groupe que j’adore, non seulement pour leurs chansons mais aussi pour leur gentillesse et leur simplicité.  Il n’y a pas de chichis avec eux… et on a bien rigolé avant le début du concert.

Ce qui me plait dans leurs morceaux, c’est ce genre de « mélancolie heureuse » dans laquelle je me retrouve.  Ils restent fidèles à eux-mêmes et ont confiance en leur originalité… et c’est ça que j’aime !

Est-ce qu’à 20 ans, on a un plan de carrière pour, peut-être, un jour, conquérir le monde ?

Oui !  D’ailleurs, je dis toujours qu’un jour, je serai la présidente des Etats-Unis ! (rires)  Plus sérieusement, mon objectif est de toucher les gens avec ma musique, les conscientiser…

Je reviens d’un voyage de 10 mois en Nouvelle-Zélande ; une expérience qui m’a énormément appris sur la langue, la culture anglaise mais qui m’a également donnée une nouvelle perception sur les qualités de vies humaines.  Je me suis enfin « réveillée »… et c’est ce que je veux transmettre au travers de mes chansons…

Tes parents, ils écoutent quoi comme musique ?

Je me souviens avoir chanté les chansons de Brel dans la voiture de mon père…  Ma mère, elle, est plutôt Lara Fabian et Roch Voisine.  Même si je n’ai pas pris ces directions musicales, elles m’ont définitivement influencée…  Je pense d’ailleurs que c’est important d’écouter le plus de musique possible pour pourvoir, ensuite, créer son propre style…

Tu pars sur une île déserte et tu n’as le droit d’emporter qu’un seul album ; lequel emmènes-tu ?

Je crée ma propre mixtape… avec Coldplay, John Vincent III et Tim Dup, un jeune artiste français qui me touche beaucoup.  Ce sont trois énormes influences à ce jour…  Néanmoins, pas sûr du tout que ça m’aide à survivre…

Propos recueillis par Romuald Collard.