Atum Nophi : l'interview

Publiée le : 29/01/2020

Ils sont jeunes mais semblent déjà être arrivés à maturité ! Atum Nophi, c’est Alex et Adrien, deux musiciens dont le passé musical (post-hardcore pour l’un, brit-rock pour l’autre) a engendré une créature surprenante mais diablement intéressante ! Allez les découvrir lors de leur release-party, le 28 février prochain à l’Entrepôt ! En attendant, on fait les présentations !

Atum Nophi est un duo ; quels sont les avantages, mais aussi les inconvénients, de n’être que deux ?
C’est clairement plus simple de trouver des dates qui conviennent à 2 personnes plutôt que de s’organiser à 5. Pareil pour les répétitions et les concerts, on a beaucoup plus de disponibilités. C’est aussi plus rapide pour les compositions puisqu’il n’y a qu’une personne à convaincre finalement! Par contre, il y a moins d’inspiration avec seulement 2 personnes. C’est parfois compliqué de trouver des nouveaux concepts, d’innover, de trouver un visuel, de sortir de nos habitudes… Au plus il y a de monde, au plus les possibilités créatives sont larges. N’être que deux veut dire également beaucoup plus de travail.

C’est quoi, une bonne chanson, pour Atum Nophi ?
Complexe mais abordable, structure inattendue, des surprises rythmiques, harmoniquement intéressant, du groove, de l’honnêteté, de l’énergie… et encore plus d’énergie.

Fin 2019, vous avez sorti « Nothing common », un premier clip dans lequel on retrouve, entre autres, David Jeanmotte. Comment s’est passée la rencontre ?
Adrien: Je travaille régulièrement pour la RTBF, je l’ai rencontré là-bas. Personne d’autre ne pouvait mieux incarner le thème de ce morceau! David est vraiment quelqu’un d’extraordinaire, une merveilleuse rencontre.

Le 28 février prochain, vous allez fêter la sortie de votre album avec une release-party à l’Entrepôt d’Arlon. Comment vous la voyez, cette soirée ?
Probablement la meilleure soirée de votre vie! Si vous connaissez Naked Passion et Fitz Roy, vous viendrez. Sinon, vous devez absolument venir. On ne tient plus en place! Trop impatients de montrer ce sur quoi on travaille depuis si longtemps. Pour ne pas en dire trop, on illustrera littéralement notre premier album, “It’s nothing like what you’ve been told”.

Le groupe a été créé en 2016 ; quel aura été votre meilleur souvenir musical depuis cette date ? Et le pire ?
Alex: Personnellement, la tournée dans les pays de l’est est un souvenir extraordinaire, c’était un rêve qui se réalisait. Il n’y a pas eu énormément de mauvais moments mais je pense que le pire était plutôt un moment de vide, une période pendant laquelle on n’a pas avancé, on avait le sentiment de stagner. Heureusement c’est du passé et pour l’instant, c’est clairement l’inverse!
Adrien: Faire le son de cet album a été tellement formateur pour moi. Plein de souvenirs. J’ai surtout adoré voir Alex galérer sur ses prises après l’horreur que ça a été de faire les miennes. Heureusement qu’il est patient et psychologue.

Cette année 2020, vous l’espérez comment, vous ?

Etre actifs le plus souvent possible. Présenter notre album sur tous les fronts, faire le plus de concerts possibles. On prépare aussi deux nouveaux clips! On est très heureux de sortir ces morceaux sur lesquels on a énormément travaillé et qui sont parfaitement en accord avec ce que l’on recherchait. Mais d’une certaine manière, une fois ces morceaux sortis, ils seront derrière nous, ce qui nous permettra de nous concentrer sur la composition de nouveaux morceaux avec une nouvelle approche.

Propos recueillis par Romuald Collard.
Photographie : Loïc Warin Photography