Beetle Garden : l'interview

Publiée le : 17/06/2019

La Beetle Garden revient à Habay les 28 et 29 juin pour une troisième édition haute en couleurs. C’est un afterwork pop rock qui ouvrira les festivités le vendredi soir, avec notamment le groupe Whatever. C’est ensuite avec une édition bières spéciales, centrée sur l’électro et surtout le rap, que se poursuivra l’événement du vendredi. De la musique en plein air et pour tous les goûts, des bières spéciales et une ambiance chill et décontractée, quoi de mieux pour commencer l’été ?

Bonjour Nathan, tu es à l’origine de la Beetle Garden, merci d’accepter de nous rencontrer! La Beetle Garden, c’est quoi?

C’est la concrétisation d’un projet que j’avais en tête depuis un moment. J’ai d’abord organisé une série d’événements qui étaient beaucoup plus sélectifs au niveau du style musical et du public, et puis je me suis dit : pourquoi ne pas organiser un événement qui rassemble des gens d’horizons différents autour de musiques plus diversifiées, sans cibler un public en particulier ?

Pourquoi ce nom ?

Je voulais avant tout un rapport à la nature. « Beetle » signifie « coccinelle » et « Garden » signifie « jardin » en anglais. Je trouvais que ça sonnait particulièrement bien et que ça représentait pas mal l’esprit du projet.

Quel est l’objectif principal de cet événement ?

Proposer quelque chose de différent. Il y a énormément de bals dans la région et, à ma connaissance, très peu de « gardens ». La programmation est également différente de ce qu’on a l’habitude de voir ici, elle est particulièrement éclectique mais centrée sur le rap, qui marche très fort et qui est un peu délaissé.

Aujourd’hui, on peut le dire, ces gardens commencent à réellement faire partie du paysage luxembourgeois, c’est la troisième édition. Qu’est-ce que cette édition a de plus ?

Un line up toujours plus diversifié.

Cette année, il y a deux jours, un jour pop rock et un jour électro et rap. Pourquoi avoir choisi le pop rock et avoir séparé les styles ?

Je pense qu’il y a une belle présence du pop rock en province de Luxembourg. Il y a beaucoup de super groupes locaux et ils n’ont pas toujours la chance de se produire dans de bonnes conditions, ça serait dommage de ne pas en profiter. J’ai séparé les deux styles parce que je pense qu’ils n’attirent pas le même public. C’est également deux tranches d’âge assez différentes, le public pop rock est pour moi un peu plus âgé. Ensuite, deux jours c’est plus rentable qu’un seul. Les frais sont presque les mêmes mais cela nous laisse plus de temps et d’opportunités pour les rentabiliser.

En septembre vous avez parfaitement réussi la mise en place d’un univers agréable et détendu avec pour thème « l’Asie ». Qu’est-ce que vous nous réservez cette fois ? Des sombreros et des cactus ?

Cette fois on se concentre sur le côté chaleureux. On veut que ce soit cosy. Il y aura des petites tonnelles à gauche à droite, des guirlandes, des lumières guinguettes toujours avec la petite déco de palettes en bois en guise de sièges. Ce sera très coloré. Il y aura même des barbes à papa (rires).

Cette année, c’est véritablement le rap qui est mis à l’honneur. Est-ce que cela reflète tes goûts personnels ?

Oui bien sûr, cela reflète en partie mes goûts personnels. Je pense que cela reflète aussi les goûts du public. Le rap est vraiment devenu le genre dominant partout dans le monde. C’est une mode à laquelle il faut s’adapter. On a envie de profiter du créneau maintenant avant qu’il ne soit trop tard et qu’une autre mode ait pris le dessus. Il faut surfer sur cette vague et cela nous convient puisqu’on apprécie particulièrement ce style.

Qu’est-ce qui te surprend le plus quand tu organises un événement ?

L’appréciation du public envers un artiste. On est jamais certain à l’avance si un artiste va fonctionner ou non. A la première édition j’avais programmé Swift Guad, qui est un rappeur important en France et qui comptabilise des millions de vues. L’erreur que j’avais faite, c’est que son public est français et qu’il est peu connu en Belgique. Donc en live c’était une super performance, les gens présents ont apprécié mais il n’a pas attiré beaucoup monde. J’en ai retenu que le choix des artistes n’est jamais évident et qu’il ne faut jamais oublier où on est mais aussi quel public est susceptible de venir à l’événement.

Parle-moi de la programmation.

Le vendredi n’est pas très diversifié, mais c’est ce que je voulais. L’idée est de rassembler des gens amateurs de pop et de rock autour d’un verre le vendredi soir après leur travail. Les artistes présents sont « tout public » et très accessibles. Il y a un côté décontracté voir décalé dans cette programmation. La samedi est beaucoup plus diversifié. Le cours de l’après-midi et de la soirée va suivre la montée des « bpm ». On commence tranquillement avec une musique qui accompagne parfaitement le verre au soleil entre amis. Ensuite, on passe aux concerts de rap avec les deux têtes d’affiches F.L.O. et Lord Gasmique. Il y a donc beaucoup plus d’interactions avec le public, qui vient avant tout pour voir ces performances. Puis on termine avec de la techno la dernière heure pour s’ambiancer.

Pourquoi avoir fait une édition bières spéciales ?

Parce que dans la région on est tous amateurs de bières, et en particulier de bières spéciales. En plus, il y a beaucoup de très bonnes brasseries locales. Au-delà de toutes ces boissons alcoolisées, je tiens à préciser que l’eau sera bien entendue gratuite.

Qu’est-ce que tu attends le plus impatiemment ?

Ce que j’attends le plus, c’est de voir le déroulement du vendredi. En général, si le vendredi se passe bien, le samedi suit. S’il fait bon, je pense que c’est un pari gagnant.

Comment définir la Beetle Garden en trois mots ?

Passion, amis et fun.

Propos recueillis par Alex Thomas.

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