Bear Punch : l'interview

Publiée le : 30/03/2018

Qu’on se le dise : 2018 sera l’année Bear Punch ! Avec, en point d’orgue, la release-party que le groupe organise à l’Entrepôt d’Arlon le samedi 21 avril prochain. On a rencontré Estelle et les garçons… et ils vous disent tout !

Un clip, un EP et une release-party pour avril ; 2018 commence en trombe pour Bear Punch ! On vous sent prêts à aller au charbon ! C’est le cas ?

C’est tout à fait ça ! 2017 a été une année charnière dans le sens où on a passé beaucoup de temps à réfléchir et à travailler sur le groupe, notamment dans le cadre des Parcours Amplifiés de la Province de Luxembourg dont nous étions les lauréats.
Et après la réflexion, place à l’action ! On entame 2018 avec détermination et une grosse envie de montrer les fruits de notre travail à un maximum de monde !

Commençons alors avec le clip : on vous y voit très appliqués ! J’imagine que tout l’enregistrement n’a pas été aussi « sérieux » ?

C’est vrai qu’on était concentrés au maximum lors de cet enregistrement ! Quand tu arrives pour la première fois dans un studio professionnel (celles du Riverstudios (où on a enregistré le clip), que tu te retrouves dans ta cabine avec ton casque sur la tête et que tu es observé par une bonne dizaine d’yeux pendant tes prises, sans oublier la caméra, tu fais tout pour faire les choses correctement.
Mais en dehors de tout cela, on a passé un weekend très enrichissant, on était entouré par une super équipe et on a vécu d’excellents moments. Puis, entre l’hospitalité et l’enthousiasme de Gus (l’ingé son anglais du Riverstudios) et Rudy Lenners (qui jouait le rôle de producteur), on a finalement vite été mis à l’aise.

Un EP 6 titres sortira cette année ; à quoi peut-on s’attendre, musicalement parlant ?

Musicalement parlant, l’EP reprend l’ensemble des morceaux composés depuis le début du groupe en 2015, à savoir quatre titres encore jamais enregistrés (dont « Smoke Inside ») et nos deux premiers morceaux légèrement remasterisés en bonus.
C’est toute l’évolution du groupe entre juin 2015 et décembre 2017 qui est reprise dans ces 6 titres avec, en toile de fond, les éléments clés de notre musique : un mélange de rythmes lourds et puissants, de solos plus planants et une voix rock'n roll féminine.

Le samedi 21 avril prochain, autre grand rendez-vous : votre release-party à l’Entrepôt ; Quels sont les 3 éléments principaux qui font la réussite de ce genre de soirée ?

Tout d’abord, le public ! En sortant cet EP, le but est clairement de diffuser notre musique au plus de monde possible alors c’est vrai qu’on espère pouvoir jouer devant une audience bien fournie. On a toujours eu la chance de bénéficier de beaucoup de soutien de la part de nos amis, nos familles mais aussi de gens rencontrés au fil des concerts. On croise les doigts pour que ce soit encore une fois le cas.
Ensuite, l’affiche. On a vraiment voulu se faire plaisir et on est très content que L’Entrepôt nous ait fait totalement confiance pour la programmation.
En ramenant à Arlon deux groupes de stoner liégeois qu’on aime beaucoup, Death Car Princess et Hetouht, et les italiens de Black Rainbows, qui sont une référence absolue pour nous, on ne pouvait pas rêver mieux. La soirée s’annonce vraiment bien !
La troisième chose, ce sera les retours qu’on aura sur notre prestation ! On a bien sur envie d’être fiers de nous en sortant de scène mais on joue aussi et surtout pour le public. On apprécie toujours quand les gens prennent la peine de venir nous parler après les concerts, qu’ils nous donnent leurs impressions sur notre musique ou nous encouragent à continuer à travailler. Cette release party, ça sera l’occasion parfaite pour nous de rencontrer les gens qui s’intéressent à notre musique et d’échanger avec eux. On a vraiment hâte d’y être !

Estelle, donne-moi un avantage à être une fille dans un groupe de mecs ?

L’avantage, c’est que je ne dois pas porter le matériel quand il est trop lourd ! (rires)
Plus sérieusement, le fait que je sois la seule fille ne change pas grand-chose. Entre nous, on ne fait vraiment pas attention à ça.
Par contre, là où ça se révèle parfois être un « avantage », c’est qu’il y a très peu de groupes dans notre style avec une voix féminine. Du coup, ça nous permet de nous démarquer et certainement que ça doit aider à un moment où à un autre pour que le public se rappelle de nous.

…et un inconvénient à être une fille dans un groupe de mecs ?

L’inconvénient principal découle directement de l’avantage dont on parlait juste avant.
Une voix féminine, en stoner, ce n’est vraiment pas commun. Tous les groupes qui sont des références pour nous sont composés exclusivement d’hommes barbus et/ou aux longs cheveux. Alors il faut avouer qu’en tant que chanteuse, c’est parfois compliqué de trouver de l’inspiration dans la musique que j’écoute déjà.
Du coup, je suis obligée d’avoir une approche du chant différente de ce qui se fait généralement dans notre style et ce n’est pas toujours simple.
Mais une fois de plus, ça nous permet de nous démarquer donc c’est certainement un mal pour un bien.

Propos recueillis par Romuald Collard