Aantler : l'interview

Publiée le : 29/05/2018

Au départ, il y a eu les Wild Dandies… mais aussi Censorship, Weathers, Baldy Gang ou encore Bunny Bones. A l’arrivée, il y a aujourd’hui AANTLER, nouvelle formation indie-rock qui compte bien imposer son nom dans les prochains mois ! En tout cas, le groupe sait d’où il vient… et là où il veut aller !

Rencontre !

Votre profil parle de 2017 comme l’année de création du groupe ; avant ça, qui faisait quoi dans AANTLER ?

Alex : Guillaume et moi jouons ensemble depuis 5-6 ans maintenant. Je jouais dans Wild dandies et j’ai proposé à Guillaume de se joindre à nous, pour finalement lier les derniers membres « vivants » des premiers projets auxquels j'ai participé ; pour ma part, des amis de longue date rassemblés autour d'un projet et d'un objectif commun.
Guillaume : Oui, les premières scènes, ce fut avec Censorship puis Wild Dandies, Léa Pochet et Weathers.
Ben : Avant Aantler il y avait Wild Dandies. Encore avant, Baldy Gang et Bunny Bones. Et pendant tout ce temps, Julien Michel.
Nico : Pour moi c’était Bunny Bones en véritable groupe de rock pré pubère avec Ben à la guitare. Puis Wild Dandies pendant un petit bout de chemin, avec tous les changements de formation, le départ de Ben et son retour dans le projet et l’arrivée dans le rock moins hard pour Alex. Et puis 2017, le début d’Aantler.

Au niveau des influences, si je cite la scène indie/rock des années 90, est-ce que je suis loin du compte ?

Nico : Niveau influences, c’est toujours compliqué. On a tous des influences fort différentes. Après, on les mélange et on se complète. On a des groupes communs comme QOTSA, Black Box Révélation ou Royal Blood, par exemple...
Alex : Pour moi, une grosse période psychédélique qui aujourd’hui encore guide notre recherche de passages aériens et trippants.
Nico : …puis il y a eu des découvertes comme Listener qui ont fortement changé la manière de voir le chant et les textes.
Alex : …sans oublier La Dispute, un groupe américain très poétique qui n’a aucune frontière musicale.
Guillaume : Ce qui est bien c'est que chaque membre a ses propres goûts ; on reste très éclectique. Et c'est ça qui fait notre diversité et donne un sens nouveau à la musique qu’on essaie de composer. Si, dans Wild Dandies, on était principalement orienté Brit Pop, on peut dire que Guillaume et moi (venant de la scène métal/hardcore) avons apporté un coté plus sombre voire violent…

Parlez-nous un peu de « Neela », votre EP qui est sorti fin mars !

Nico : « Neela », c’est un peu le projet hybride qui a clôturé Wild Dandies et créé Aantler. Certains morceaux viennent de Wild Dandies et d’autres sont purement Aantler et ça s’entend. « Neela », c’est une recherche sur ce qu’on veut faire, ce qu’on veut devenir mais on n’est pas encore dans quelque chose de stylistiquement abouti.
Après, ça nous a permis de développer une maturité musicale, une image. Sinon, pour le côté purement créatif, l’EP suit une ligne rouge bien distincte et souligne bien cette volonté de renaissance avec le nouveau projet qu’est Aantler.
Guillaume : « Neela », ça vient du mot « bleu »…
Nico : …et c’est devenu notre identité visuelle ; une couleur que l’on retrouve dans la pochette, sur nos photos,...
Guillaume : C’est aussi le prénom du personnage fictif présent dans chaque morceau de l’EP et sur la pochette.
Ben : « Neela », c'est un renouveau, une renaissance du groupe Wild Dandies et la version la plus aboutie de tous les projets qu'on a déjà entamés.
Alex : L’EP a été enregistré il y a presqu’un an, on en est très fier mais avec le recul on sent qu’on se cherche encore sur ces morceaux. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de dates ou de contenus diffusés, on avance, on continue de composer et « Neela » est, aujourd’hui, derrière nous.

Sortir un EP, c’est bien ; jouer des concerts, c’est mieux ! Où pourra-t-on vous voir ces prochains mois ?

Ben : On pourra nous voir en répète à Etalle ou parfois dans le carré à Liège à 6h00 du matin !
Nico : Là, pour le moment, on n’a rien, on envoie des mails, on check les concours, mais le problème, quand on lance un nouveau projet, c’est toujours de tout recommencer et ça peut être assez frustrant. Mais bon, on est en attente, c’est clair qu’on veut faire un maximum de dates.
Guillaume : Pour l'instant, on bosse nos morceaux et notre show live pour être prêt à mettre le feu comme Johnny.
Alex : Évident, notre but premier est de faire un maximum de concerts.

Si vous deviez choisir un groupe de la province pour partir en tournée, ce serait lequel ?
Guillaume : Cosmic FM et Nerd
Nico : …oui, pour le côté affinité, sinon Thyself, ça serait le rêve, partager leurs connaissances, profiter de leur professionnalisme et surtout se faire plaisir en assistant à leurs concerts.
Ben : Weathers ou Atum Nophi mais ça ferait beaucoup de boulot à Alex et Guillaume.
Alex : On a des affinités avec Nerd et Cosmic FM, c’est des potes. Finalement, la tournée c’est le but ultime, le rêve de gosse et donc on accepterait, je crois, tout et n’importe quoi. Le but est également de rencontrer un maximum de gens. L’idéal, ce serait de tourner avec des gens dans le même état d’esprit, qui aiment faire la fête, partager la passion de la musique… et surtout s’amuser !

Propos recueillis par Romuald Collard

Neela est à découvrir ici : https://aantler.bandcamp.com/releases